Une soupière de glycérine posée sur un tourne-disque, quatre plombs de pêche. Le tout dans
une cage à poules elle-même dans un aquarium. Voila à quoi ressemble l’expérience mise en
œuvre par six élèves de l’atelier scientifique de terminale spécialité physique-chimie : Amélie , Samuel, Mathis, Valentin, Thomas, Eliott

Le but de cette création est de répéter l’expérience de Henry Cavendish qui, en 1796 a déterminé
la valeur de la constante universelle de la gravitation.

Depuis Newton, en 1684 on sait que les corps, tous les corps des particules élémentaires aux
amas de galaxies, s’attirent deux à deux en raison inverse du carré de leur distance et
proportionnellement à leurs masses. Mais avec quelle intensité ces corps s’attirent-ils ?

Eh bien ces élèves cherchent à le mesurer à l’aide de ces deux petites boules de plomb suspendues aux
deux bouts d’un petit porte-manteau rotatif lui-même attaché au plafond par un fil de pêche
extrêmement fin.

Cette force subie par les petites boules est infime. Théoriquement, deux milliardièmes du poids
d’une goutte d’eau ! Alors le dispositif doit être hyper-sensible.
Et il l’est ! Il détecte le moindre courant d’air. On l’a donc mis dans une boîte en plexiglass dont
chaque fente a été soigneusement scotchée.
Il détecte aussi les charges électriques que l’on porte sur ses vêtements sans le savoir. On l’a
donc confiné dans une cage de Faraday, une boîte en grillage qui constitue une sorte de
blindage.
Quand cela fonctionnera L’approche de deux autres boules de plomb provoquera une rotation
du porte-manteau. La rotation attendue est de 2,5 minutes d’angle.
Cette rotation sera observée à l’aide d’un rayon laser réfléchi par un miroir collé sur le portemanteau. On devrait observer une déviation l’ordre de 1,5 cm à 10 m, facile à mesurer.

Loïc Tanguy, professeur de Physique